Sport de combat né dans les rues, la boxe vivait de violence et de paris. Aujourd’hui, elle se positionne comme un sport professionnel et réglementé… Découverte !

Par Estelle Cordier

La boxe anglaise, américaine, française, thaï, birmane… Il en existe dans le monde entier ! Physique, ce sport allie force et agilité. Il fait son apparition au XVIIIe siècle, en Angleterre, où la noblesse se divertissait en pariant sur des combats clandestins. Il faut attendre 1865 pour qu’un règlement soit mis en place… Seize règles portant le nom du « Marquis de Queensberry » qui touche tout type de pratique. Ce code de la boxe moderne impose le port des gants, définit les catégories de poids, limite les rounds à trois minutes, les coups au-dessous de la ceinture… À partir de ce moment-là, elle devient un sport professionnel à part entière. La boxe pieds-poings utilise les techniques de bras (coups de poing et de coude), mais elle utilise aussi les techniques de jambe (coups de pied et de genou). Suivant le règlement, les techniques de balayages et de projection sont autorisées. Voici les plus connues : le full-contact, le kick-boxing américain, la savate boxe française, les boxes japonaises (kick-boxing et shoot-boxing), la boxe birmane, la boxe thaï, la boxe vietnamienne, le sanda (boxe chinoise)… A noter que n’importe qui peut pratiquer ces disciplines, mais seulement à partir de 8 ans !

La boxe anglaise
Aussi appelé le « noble art », c’est le type de boxe le plus connu ! Les combattants s’affrontent à coups de poing sur le visage et le buste et tentent d’éviter leur adversaire tout en essayant de le toucher. Les points sont attribués pour les coups considérés comme puissants, nets et précis. Pour sonner la fin du combat, il existe trois techniques : un boxeur met son adversaire knockout ou KO, c’est-à-dire qu’il est dans l’incapacité de se relever après le décompte de dix secondes de l’arbitre ; l’adversaire est blessé, c’est le KO technique ; et le temps s’est écoulé, le vainqueur sera celui qui a le plus de point. Au niveau des équipements, les boxeurs portent un casque (pour les amateurs), des gants et des chaussures de boxe. Ici, il est possible de commencer à partir de 5 ans.

La boxe française
Aussi appelé la savate boxe française, elle appartient au groupe des boxes pieds-poings. « Savate » veut dire « vieille chaussure » et est apparue au XIXe siècle dans la tradition de l’escrime française. Sans armes, ce sport réunit la technique des pieds (chassé frontal, le fouetté, le coup de pied bas…) et les quatre techniques de poing de sa cousine anglaise (direct, crochet, uppercut et swing). Au niveau des équipements, les combattants portent des coquilles ou protège-poitrines, des protège-dents, des gants et des chaussons de boxe.

La boxe thaï ou muay-thaï
Très populaire dans le sud-est asiatique, ce sport s’inspire des pratiques martiales ancestrales, comme le muay boran (boxe traditionnelle) et le krabi krabong (combat avec des armes). En Thaïlande, la boxe thaï est une discipline sportive professionnalisée qui fait office de sport national et fait vivre l’économie locale. Contrairement aux autres disciplines, les coups de poing, de coudes, de genoux et de pieds sont autorisés. Et les boxeurs peuvent frapper à différentes hauteurs du corps, sauf les parties génitales. Au niveau des équipements, ils portent des gants de boxe et des protège-tibias.

La boxe américaine ou full-contact
Né dans les années 1960, ce sport est une forme de karaté de plein-contact (fin par KO). Il fait partie, lui aussi, du groupe des boxes pieds-poings. Comme tous les autres, le full-contact est défini par une réglementation : les sportifs utilisent leurs poings comme pour la boxe anglaise et leurs pieds comme pour les arts martiaux. Dans les deux cas, il est interdit de frapper en dessous de la ceinture, sauf pour faire un balayage. Cette discipline devient médiatique lors du premier championnat du monde professionnel, en 1970.