Grande première mondiale dans le traitement du cancer du sein ! En octobre dernier, au Centre Antoine Lacassagne de Nice, une patiente atteinte d’un cancer du sein de petite taille a été traitée en une seule journée. Explications.

45 000 nouveaux cas par an et 12 000 décès en France. Ce sont les chiffres toujours inquiétants de l’impact du cancer du sein. Grâce au dépistage, les petits cancers du sein (tumeur unique de moins de 2 cm de diamètre sans atteinte ganglionnaire) sont diagnostiqués de plus en plus souvent. Ils guérissent dans la majorité des cas et sont traités en enlevant la tumeur lors d’une intervention chirurgicale (tumorectomie), suivie de 6 semaines de radiothérapie pour éviter une rechute locale dans le sein préservé. Mais aujourd’hui, le temps de traitement semble se réduire grandement ! En octobre dernier, une patiente du Centre Antoine Lacassagne de Nice, porteuse d’une petite tumeur, a été traitée par une séance de radiothérapie au bloc opératoire pendant l’intervention enlevant sa tumeur. Exit les 3 ou 4 jours d’hospitalisation et surtout les 6 semaines de radiothérapie. Trois semaines plus tard la patiente va pour le mieux et le sein opéré a repris son aspect normal initial.

Des bénéfices pour tous

La technologie utilisée ? Un tout nouvel appareil « Papillon+ ™ » conçu par le Professeur Jean Pierre Gérard, Radiothérapeute au Centre Antoine Lacassagne, en coopération avec une start-up Britannique (ARIANE©). Et les résultats sont impressionnants ! Le temps d’irradiation est réduit à 1 ou 2 minutes grâce à un système de refroidissement original. Deux avantages majeurs sont donc au crédit de cette nouvelle technique. Pour la patiente d’abord, grâce à cette chirurgie ambulatoire, un sentiment de moindre gravité de sa maladie traitée en une seule journée. Et bien sûr pour l’hôpital, un gain de temps majeur qui économise du temps chirurgien, médecin et personnel en permettant une meilleure utilisation du bloc opératoire.

Une étude prometteuse 

Cette étude clinique contrôlée par la HAS (Haute Autorité de Santé) doit inclure 46 malades. « On espère au moins 90% de guérisons et moins de 4% de rechute locale. Cette technique va vraisemblablement se généraliser en France et dans le monde. Nous faisons un pas de plus vers plus de guérison, sans mutilation et surtout vers des traitements moins contraignants permettant de mieux surmonter l’épreuve psychologique de la maladie cancéreuse. » déclare le Pr Jean Pierre GERARD.