Christophe Franchetti, 46 ans, fait partie de cette catégorie de personnes aux parcours atypiques ! Moine zen, il a appris des grands maîtres de France mais aussi du Japon lors de retraites spirituelles. Aujourd’hui, Christophe se lance dans la création d’entreprise pour partager son expérience et ses apprentissages, notamment à travers le Shiatsu et le Do In. Cap sur le mieux-être !

Propos recueillis par Coralie Bouisset

Vous avez souhaité vous lancer dans la création d’entreprise, comment en êtes-vous arrivé à cette envie ?  

Mon itinéraire est assez particulier! Je pratique le bouddhisme, la méditation zen depuis l’âge de 14 ans. Depuis l’été 2017, je suis moi-même devenu enseignant reconnu et certifié par l’école zen. Je suis ainsi habilité à encadrer et à enseigner la méditation traditionnelle lors de séjours de retraite. Je poursuis parallèlement mon itinéraire spirituel en suivant un enseignant issu d’une école tibétaine. Il s’agit du premier Lama arrivé en France dans les années 60 qui s’appelle Dagpo Rinpoché. A côté de tout cela, j’ai multiplié les apprentissages. Je me suis formé au shiatsu, qui est une thérapeutique manuelle japonaise (issue de la Médecine Traditionnelle Chinoise) qui se pratique en séance individuelle. Sur un futon, allongé et habillé, il s’agit de rééquilibrer le qi, donc l’énergie corporelle. Je pratique également le yoga. ainsi que le Do In qui correspond à un ensemble d’étirements, d’exercices d’auto massage sous formes de percussions, frictions sur le corps.

Votre idée est donc de proposer toutes ces prestations à votre clientèle ? 

Il était nécessaire de me recentrer sur ces méthodes qui me correspondent. L’idée est d’apporter quelque chose de différent, d’authentique, de complet, où les gens puissent venir prendre ce dont ils ont besoin sans forcément faire de la religion ou de la spiritualité. Le lieu doit être propice au recueillement, au bien-être voire même au mieux-être : un savant mélange de relaxation, de méditation jusqu’à la spiritualité pour ceux qui le désirent. Aujourd’hui, je pense pouvoir rester dans la cité et me sentir plus utile en proposant toutes ces activités. De plus, toutes ces disciplines corporelles permettent de rester en bonne santé !

Qu’est-ce qui vous a mené vers le bouddhisme zen ? 

Ma maman pratiquait la méditation. Après mes courtes études, je me suis intéressé à cette pratique pour trouver un sens à mon existence. J’étais réellement insatisfait de ce qu’on me proposait sur les bancs de l’école. Et j’ai vraiment donné un sens à cette vie là avec le partage et la méditation. Ma mère m’a donc initié puis j’ai fait des retraites, rencontré des maîtres qui sont des pratiquants plus expérimentés sur le plan spirituel que nous.

Vous avez réalisé des retraites au Japon, comment cela se passe-t-il concrètement ? 

Pour commencer, il faut être un moine zen enregistré pour pouvoir réaliser une retraite (bureau Européen à Paris). N’importe qui ne peut pas se présenter dans un monastère au Japon. Une fois qu’on a reçu les préceptes bouddhistes de la part de son maître, ce dernier nous envoie en formation au Japon. Une fois sur place, la vie est très rythmée. Nous sommes généralement un petit groupe, nous vivons tous ensemble (pas de chambre individuelle !), nous levons très tôt, méditons, faisons la cuisine, le ménage, cultivons les légumes… Tout cela dans un esprit de recueillement, comme si chaque action était notre dernier instant, ici et maintenant . Nous nous entrainons aux rituels, aux cérémonies (personnes disparues, malades…). En effet, au Japon, les moines sont voués à devenir des prêtres et à être rétribués pour tenir ces cérémonies ce qui n’est pas le cas en Occident. Ici, les moines zen ne sont pas professionnels en tant que tels. Ils sont obligés de travailler pour gagner leur vie… C’est avant tout une vocation !

La méditation est-elle accessible à tous ? 

Bin sûr ! C’est une capacité innée qui est simplement occultée par le mental, le fonctionnement discriminant du cerveau. Celui-ci a son utilité, nous aide à réfléchir, prendre des décisions… Mais il a pris toute la place par rapport à notre cerveau reptilien qui lui est plus intuitif, en lien avec les disciplines artistiques par exemple. Résultat ? La méditation nous aide à prendre conscience de son fonctionnement limité et limitant et à lâcher prise avec une certaine idée qu’on se fait de soi même. Il ne faut plus se couper de son potentiel de vie !

Infos pratiques : 

Séances de Shiatsu
So Pilates
18, rue Catherine Ségurane
06000 Nice