L’implant est une solution efficace quand une dent manque. Mais tout patient peut-il en bénéficier ? Comment cela se déroule-t-il ? Explications.

Un implant est une racine artificielle, une vis en titane plus exactement qui va remplacer une racine naturelle déjà extraite. « L’objectif premier de la pose d’un implant est de redonner un pouvoir de mastication au patient, entame le Docteur Jullien, chirurgien dentiste à la Clinique Easydentaly. Il y a 40 ans, lorsque vous perdiez une dent, il n’y avait pas beaucoup de solutions en dehors du bridge (s’il restait un bout de dent) ou de la prothèse amovible. » Dans les années 80, les implants s’installent doucement sur le marché. Après quelques déboires, notamment en raison des matériaux utilisés et des revêtements, l’implant est aujourd’hui beaucoup plus sûr. Meilleure tenue, temps de cicatrisation beaucoup plus rapide… Malgré son coût élevé, il est fortement plébiscité.

Différentes étapes

Après un examen médical et la réalisation d’un panoramique, le dentiste détermine s’il peut ou non vous poser des implants. Il existe effectivement des situations où la pose peut s’avérer complexe, notamment en cas de nécessité de greffe osseuse. « Il faut bien comprendre que l’implant s’accroche à l’os, précise le chirurgien. S’il n’y en a pas assez, il faudra réaliser une greffe en cabinet, lors de la pose. » Le greffon peut être autogène (provient du corps du patient), allogène (provient d’un autre patient), xénogène (provient d’une espèce différente) ou encore alloplastique (biomatériau synthétique). Différents protocoles existent mais, en règle générale, l’implant est posé puis la gencive cicatrise durant 2 à 3 mois avant la prise d’empreintes et la réouverture pour enfin poser la dent. « Attention à ceux qui vous promettent une prise en charge immédiate, c’est à dire la pose d’une prothèse provisoire en même temps que celle de l’implant, conclut le chirurgien. Ce peut être réalisé dans des cas précis et sur évaluation de l’état de santé mais les risques sont importants. » Il reste donc plus prudent de suivre l’avis de votre praticien et de procéder en deux temps.