Depuis 2009, la ville de Nice organise des ateliers mémoire. Toutes les semaines, des séniors de 65 ans et plus viennent stimuler leur cortex cérébral. Celle année, le groupe avant terminé les ateliers a pu recevoir des diplôme, ainsi que, pour la première fois des « cahiers de vacances mémoire ». 

Par Amélie Hamelet et Justine Ferrari

« Le but principal de ces ateliers, c’est la prévention ! ». Joëlle Lapp-Corbière, chef du service qualité de vie et autonomie à la Mairie de Nice, affirme qu’ils sont excellents pour faire travailler la sphère cognitive du cerveau. Présentés sous forme de jeux, ces ateliers sont répartis sur trois niveaux. Un premier test est effectué au préalable afin de voir si la personne est atteinte d’un trouble cognitif. Si les résultats sont concluants, les participants se lancent pour un suivi de 15 mois environ, le temps de terminer l’ensemble des niveaux proposés. Aujourd’hui, ce sont plus de 600 seniors qui en bénéficient.

Quels résultats ?

Dispensés à la bibliothèque Raoul Mille, au 27 Delvalle, à Garibaldi ainsi qu’au Ray, « toutes les séances sont encadrées par des professionnels ». Pascale Ferralis, Conseillère Municipale subdéléguée à la santé, est à l’origine de ce programme. Le but premier n’est pas de progresser… mais plutôt de stabiliser les performances afin de ralentir la dégradation de la mémoire, inévitable à cet âge. Françoise Gastaldi, 73 ans, a fini le troisième niveau l’année dernière. « Ça m’a beaucoup aidé dans mon quotidien. J’ai appris à mobiliser mon attention. J’ai aussi pris conscience que je devais réaliser une seule action à la fois ! ».

Continuer à s’entrainer chez soi

En effet, ce n’est pas parce-que on a terminé les ateliers qu’il faut se reposer sur ses lauriers ! Le jeudi 1er juin, les participants ayant terminé le troisième niveau ont reçu leurs diplômes de fin d’ateliers, ainsi que des cahiers de vacances. Ceux-ci permettent de continuer à stimuler les différentes mémoires : épisodique, sémantique, mais aussi l’attention et la concentration. Exercices après exercices, ils sont un moyen ludique de ne pas perdre les effets positifs du programme.

Maintenir le lien social

Comme l’explique Claire Albrengues, neuropsychologue en charge des ateliers du Ray, « ils ont également été créés pour prévenir l’isolement social ». C’est donc avec le sourire et une réelle envie de bien faire que les participants se rejoignent. Et comme l’affirme Françoise Gastaldi, « ça a entrainé une véritable dynamique de groupe. Maintenant, on est huit à se rejoindre toutes les semaines au café, pour continuer à faire nos petits exercices !» Afin de voir encore plus loin, une association dédiée à la mémoire des seniors est actuellement en train d’être mise ne place par des participants.