La contraception est un vrai casse-tête ! Pilule, stérilet, patch, préservatif… les femmes ont le choix. Plus fiable, il est recommandé d’utiliser un DIU*. Il est possible de poser un stérilet sur des femmes sans enfant.

Par Estelle Cordier

« La différence avec un stérilet normal, c’est la taille », explique Claire Gastaldi-Saenko, gynécologue obstétricienne. Plus petit, le stérilet peut être utilisé comme première contraception. Si vous souhaitez poser un DIU, demandez la taille « short »… Elle est adaptée à un utérus serré. Et pas de panique ! La pose et le retrait n’ont aucune incidence sur la fertilité. Mais quel est son action ? Localement, il va empêcher les spermatozoïdes d’accéder aux trompes et va agir sur les règles.

Deux catégories de DIU

Le stérilet au cuivre est en forme de T. Composé de plastique recouvert d’un fil et d’un anneau de cuivre, il peut se garder 10 ans. Ici, c’est le cuivre qui est contraceptif. Et il ne dispose d’aucune hormone ! Au niveau des règles ? « Si une jeune fille a déjà des règles abondantes, on le déconseille. Le stérilet augmente le flux mais n’empêche pas les ovulations », développe la gynécologue. Mais une jeune fille ayant des faibles menstruations, le professionnel de santé peut recommander le DIU en cuivre.

Le stérilet hormonal contient de la progestérone, une hormone progestative présente dans les pilules et les implants. Il peut être gardé pendant 5 ans. Et au niveau des règles ? L’hormone va diminuer la durée, le volume de sang et les douleurs menstruelles. Ces changements ne vont avoir aucune incidence sur la santé de la patiente. Ce DIU est surtout conseillé aux femmes ayant des règles abondantes.

Aucun refus possible

En France, encore beaucoup de gynécologues ou de médecins refusent de poser un DIU à une femme sans enfant. « De plus en plus de jeunes demandent ce type de contraception. Mais il peut être douloureux à la pose, confie Claire Gastaldi-Saenko, Et il ne faut pas négliger le préservatif ! Celui-ci est indispensable contre les infections sexuellement transmissibles ». Mais ont-ils le droit de s’y opposer ? Non ! S’il n’y a aucune contre-indication formelle (problème de santé), ils sont en tort. À ce moment-là, il suffit de lui montrer les recommandations officielles de la Haute Autorité Santé et il est dans l’obligation de donner une raison valable. S’il n’est toujours pas convaincu, consultez un autre médecin ou gynécologue !

*dispositif intra-utérin ou stérilet